Réponse directe

Le programme de parrainage des parents et grands-parents, le PGP, est suspendu en 2026 en vertu des Instructions ministérielles 89 : aucune nouvelle déclaration d'intérêt à parrainer n'est acceptée. La dernière prise d'admissions a eu lieu en 2025, et elle a consisté à inviter des personnes ayant soumis leur déclaration d'intérêt en 2020, ce qui donne la mesure de l'engorgement. Quand le programme fonctionne, il exige du parrain un revenu minimal nécessaire correspondant au seuil de faible revenu majoré de 30 %, atteint pour chacune des trois années d'imposition consécutives précédant la demande, et un engagement de 20 ans, ramené à 10 ans au Québec. Pour les familles qui veulent réunir les générations dès maintenant, l'alternative concrète est le super visa, qui permet de longs séjours sans mener à la résidence permanente.

Commençons par la mauvaise nouvelle, clairement

Je préfère écrire cette phrase en toutes lettres, parce que trop de sites la noient dans des conditionnels : en 2026, vous ne pouvez pas déposer une nouvelle demande de parrainage pour vos parents ou vos grands-parents. Le programme est suspendu par les Instructions ministérielles 89, et le formulaire de déclaration d'intérêt à parrainer, qui est la porte d'entrée obligatoire, n'accepte aucune nouvelle soumission.

Je sais ce que cette information provoque, parce que je reçois ces messages chaque semaine. Des personnes qui ont attendu des années d'être admissibles, qui ont enfin obtenu la citoyenneté ou stabilisé leurs revenus, et qui découvrent que la porte est fermée pour des raisons qui n'ont rien à voir avec elles. Il n'y a pas de manière élégante de dire cela. Ce que je peux faire, c'est vous expliquer précisément où en est le programme, ce qui reste possible, et comment vous préparer pour le jour où il rouvrira.

Ma précision d'usage : je suis rédactrice indépendante, ni avocate ni consultante réglementée en immigration. L'état d'un programme peut changer par une simple instruction ministérielle publiée un mardi matin. Vérifiez systématiquement l'état du PGP sur Canada.ca avant toute décision, et méfiez-vous des intermédiaires qui vous proposeraient une inscription anticipée : cela n'existe pas.

Ce que signifie exactement la suspension

Une suspension n'est pas une abolition, et les nuances comptent pour votre planification.

Aucune nouvelle déclaration d'intérêt

Le PGP fonctionne en deux temps. D'abord, un formulaire de déclaration d'intérêt à parrainer, ouvert pendant une période donnée, dans lequel les parrains potentiels se signalent. Ensuite, IRCC invite un certain nombre de personnes parmi celles qui se sont déclarées, et seules les personnes invitées peuvent déposer une demande complète.

En 2026, la première étape est fermée : aucun nouveau formulaire de déclaration d'intérêt n'est accepté. Cela signifie que même un parrain remplissant toutes les conditions de revenu et de statut ne peut pas entrer dans le bassin. Ce n'est pas une question d'admissibilité individuelle, c'est une fermeture administrative.

La dernière prise d'admissions, et ce qu'elle révèle

La dernière prise d'admissions remonte à 2025, et elle a invité des personnes ayant soumis leur déclaration d'intérêt en 2020. Retenez ce chiffre, parce qu'il dit tout : cinq ans entre la déclaration d'intérêt et l'invitation. Le bassin constitué en 2020 n'était pas encore épuisé, et c'est en partie ce qui explique la fermeture des nouvelles soumissions.

Pour vous, cela veut dire deux choses. Si vous avez soumis une déclaration d'intérêt lors d'une ouverture passée, votre nom peut encore se trouver dans le bassin, et vous devez surveiller votre courriel, dossier indésirable compris, ainsi que votre compte en ligne. Si vous ne l'avez jamais soumise, vous ne pouvez rien faire tant que le programme ne rouvre pas.

Les dossiers déjà déposés continuent

Point important pour ceux qui sont déjà dans le tuyau : la suspension des nouvelles déclarations d'intérêt n'arrête pas le traitement des demandes déjà déposées. Si votre dossier est en cours, il suit son parcours, avec les vérifications médicales, de sécurité et d'admissibilité habituelles. Continuez à répondre aux demandes de documents dans les délais, et tenez vos coordonnées à jour.

Le revenu minimal nécessaire : la condition qui élimine le plus de parrains

Quand le programme est ouvert, c'est l'exigence financière qui écarte le plus de candidats, et elle est plus exigeante qu'on ne le croit.

Comment se calcule le seuil

Le revenu minimal nécessaire correspond au seuil de faible revenu, souvent désigné par le sigle SFR en français ou LICO en anglais, majoré de 30 %. Cette majoration est propre au PGP : elle n'existe pas pour les autres formes de parrainage, et elle reflète la charge de long terme que représente l'accueil d'une génération supplémentaire.

Le seuil dépend de la taille du ménage, et le calcul de cette taille surprend souvent. Il faut compter le parrain, son époux ou conjoint de fait, ses enfants à charge, toute personne qu'il a déjà parrainée et pour laquelle l'engagement court encore, les personnes qu'il souhaite parrainer, ainsi que les personnes à charge de ces dernières, même si elles n'accompagnent pas. Parrainer deux parents avec un frère mineur à charge, ce n'est donc pas ajouter deux personnes à votre ménage, c'en est trois.

Trois années consécutives, sans exception

Voici la règle qui fait échouer des dossiers par ailleurs solides : le revenu doit atteindre le seuil pour chacune des trois années d'imposition consécutives précédant la demande. Pour une demande déposée en 2026, il s'agit donc de 2023, 2024 et 2025.

Si une seule de ces trois années passe sous le seuil, la demande est inadmissible, quel que soit votre revenu actuel. Un parrain qui gagne aujourd'hui très confortablement sa vie mais qui a connu une année difficile en 2024, pour cause de congé parental, de maladie, de chômage ou de démarrage d'entreprise, ne remplit pas la condition. C'est mécanique, et cela ne se négocie pas.

IRCC vérifie ces revenus auprès de l'Agence du revenu du Canada, à partir des avis de cotisation. Autrement dit, ce sont vos déclarations fiscales qui parlent, pas vos bulletins de paie ni vos relevés bancaires. Une raison de plus de produire ses déclarations chaque année, même avec un revenu faible, comme je l'explique dans mon article sur la première année d'impôts au Canada.

Le cas du cofinancement par le conjoint

Un parrain peut, dans les conditions prévues par le programme, ajouter le revenu de son époux ou conjoint de fait pour atteindre le seuil, à condition que celui-ci s'engage également. Les modalités précises de cette cosignature, ses conséquences et les documents exigés doivent être vérifiés sur la page officielle au moment où le programme rouvre. <!-- TODO vérifier --> C'est souvent la clé qui permet à un ménage de franchir la barre, mais elle engage la deuxième personne pour toute la durée de l'engagement.

L'engagement de 20 ans, et 10 ans au Québec

L'autre condition lourde du PGP, c'est la durée de l'engagement, et elle est sans commune mesure avec le parrainage de conjoint.

En parrainant un parent ou un grand-parent, vous vous engagez pour 20 ans à compter du jour où la personne obtient la résidence permanente. Au Québec, cette durée est de 10 ans. Pendant toute cette période, vous répondez des besoins fondamentaux de la personne parrainée et vous devez rembourser les prestations d'aide sociale qu'elle pourrait recevoir.

Vingt ans, c'est plus long que la plupart des hypothèques et que bien des mariages. L'engagement ne s'éteint ni par un divorce, ni par une perte d'emploi, ni par une brouille familiale, ni par un déménagement à l'étranger. Je ne dis pas cela pour décourager qui que ce soit : réunir sa famille est un projet légitime et souvent essentiel. Je le dis parce qu'un engagement de cette durée mérite une conversation familiale sérieuse, budget à l'appui, plutôt qu'une signature enthousiaste en fin de dossier. Le cadre général de ces engagements est détaillé dans mon guide sur le parrainage familial au Canada.

Qui peut être parrainé, quand le programme est ouvert

Le périmètre du PGP est plus large qu'il n'y paraît, et c'est une bonne nouvelle pour les familles.

Peuvent être parrainés les parents et les grands-parents, biologiques ou adoptifs. La demande peut inclure leur époux ou partenaire, leurs enfants à charge de moins de 22 ans non mariés, ainsi que les personnes à charge de plus de 22 ans qui, en raison d'un handicap, ne peuvent subvenir à leurs besoins. Vous ne parrainez donc pas une personne isolée, mais une cellule familiale, et c'est précisément ce qui gonfle la taille du ménage retenue pour le calcul du revenu.

Les beaux-parents, c'est-à-dire les parents de votre conjoint, ne peuvent pas être parrainés par vous : c'est votre conjoint, s'il est citoyen ou résident permanent, qui doit les parrainer. Les frères, sœurs, oncles et tantes ne relèvent pas de cette catégorie, sauf l'exception résiduelle très étroite que je décris dans l'article pilier.

Le super visa : l'alternative concrète pendant la suspension

Puisque la porte de la résidence permanente est fermée, parlons de celle qui reste ouverte, et qui est plus utile que beaucoup ne le pensent.

Le super visa est un visa de visiteur à entrées multiples, valide jusqu'à 10 ans, qui autorise des séjours pouvant aller jusqu'à 5 ans par entrée, avec la possibilité de demander une prolongation de 2 ans supplémentaires depuis le Canada. Autrement dit, il permet à des grands-parents de vivre auprès de leurs petits-enfants pendant des années, sans interruption administrative tous les six mois.

Les conditions principales sont une lettre d'invitation de l'enfant ou du petit-enfant au Canada, la preuve que cet hôte atteint le seuil de revenu exigé, une assurance médicale privée d'au moins 100 000 $ CA valide pour au moins un an, un examen médical d'immigration, et la démonstration d'une intention de retourner dans son pays. Les délais observés se comptent souvent en semaines, sans commune mesure avec ceux du parrainage.

La limite est claire, et je la dis sans détour : le super visa ne mène pas à la résidence permanente. Ce n'est pas une voie déguisée vers la RP, et le présenter comme tel serait vous tromper. C'est une solution de vie familiale, pas de statut. Beaucoup de familles mènent d'ailleurs les deux en parallèle : super visa pour vivre ensemble maintenant, déclaration d'intérêt au PGP le jour où il rouvre. J'ai détaillé les conditions, les pièges de l'assurance et le passage à la frontière dans mon article sur le super visa.

Se préparer intelligemment pendant la fermeture

L'attente n'est pas du temps mort. Voici ce que je conseille aux familles concernées.

D'abord, sécurisez vos trois années de revenus. Puisque le seuil s'apprécie sur les trois années d'imposition précédant la demande, chaque année qui passe sous la barre vous coûtera potentiellement une année d'attente supplémentaire, même après la réouverture. Produisez vos déclarations à temps, conservez vos avis de cotisation, et si vous prévoyez un congé sans solde ou un changement de statut professionnel, mesurez son effet sur votre admissibilité future.

Ensuite, préparez le dossier documentaire de vos parents dès maintenant : passeports en cours de validité, actes de naissance, actes de mariage, preuves de lien de filiation, traductions certifiées lorsque les documents ne sont ni en français ni en anglais. Ces pièces prennent des mois à réunir dans certains pays, et les fenêtres du PGP sont courtes. Mes réflexes documentaires sont dans les documents d'immigration au Canada.

Enfin, mettez en place une veille sérieuse. L'état du programme se vérifie sur la page officielle du PGP, et toute réouverture passe par une annonce et par une instruction ministérielle. Ma méthode de veille, avec la hiérarchie des sources, est dans suivre les actualités d'IRCC. Et rappelez-vous la règle d'or : personne ne peut vous inscrire d'avance, ni vous garantir une place. Toute offre de ce genre est une arnaque, comme je l'explique dans éviter les fausses nouvelles en immigration.

Frais, délais et attentes réalistes

Deux mots de prudence pour finir, parce que ce sont les deux sujets sur lesquels circulent le plus de chiffres périmés.

Sur les frais : les montants applicables au parrainage ont été touchés par l'indexation entrée en vigueur le 30 avril 2026, et la plupart des grilles publiées en ligne sont antérieures. Je ne reprends donc aucun montant de parrainage. <!-- TODO vérifier --> Le seul chiffre stable que je peux rappeler est le droit de résidence permanente de 600 $ par adulte. Consultez la grille officielle le jour du paiement.

Sur les délais : quand le programme fonctionne, les durées observées pour un dossier PGP se comptent souvent entre 18 et 36 mois, en fonction du bureau de traitement et de la complexité du dossier. Ce sont des ordres de grandeur constatés, pas des engagements officiels, et ils ne valent que pour les demandes effectivement déposées après invitation. Vérifiez l'outil officiel des délais de traitement, en gardant en tête ma mise en garde dans les délais de traitement d'IRCC.

Une fois vos parents arrivés : ce que le parrain doit anticiper

Supposons le meilleur scénario : le programme rouvre, vous êtes invité, votre dossier aboutit, et vos parents deviennent résidents permanents. Cette section décrit ce que peu d'articles abordent, à savoir la vie d'après, parce qu'elle détermine si l'engagement de vingt ans se vit bien ou mal.

La couverture santé et le délai de carence

C'est le sujet numéro un. L'assurance maladie relève des provinces, et plusieurs d'entre elles imposent un délai de carence aux nouveaux résidents avant l'ouverture des droits. Pour des personnes âgées, ce trou de couverture est un risque financier majeur, et il tombe précisément au moment où le déménagement, le décalage et le stress fragilisent la santé.

La parade est simple et souvent négligée : prévoyez une assurance privée temporaire couvrant la période de carence, exactement comme je le recommande à tout nouvel arrivant dans préparer son arrivée au Canada. Vérifiez la durée exacte du délai dans votre province avant l'arrivée, pas après.

Les prestations de retraite ne suivent pas automatiquement

Deuxième réalité à intégrer très tôt : les régimes publics de retraite canadiens comportent des conditions de résidence, et une personne qui arrive au Canada à un âge avancé n'y a pas droit immédiatement ni intégralement. Les conditions précises, les durées de résidence exigées et les accords de sécurité sociale conclus avec certains pays doivent être vérifiés au cas par cas. <!-- TODO vérifier -->

Concrètement, cela signifie que vos parents dépendront probablement de vous, de leur propre pension étrangère si elle est exportable, et de leur épargne. C'est précisément la logique de l'engagement de vingt ans, et c'est pourquoi le calcul budgétaire familial ne doit pas s'arrêter au billet d'avion.

Le logement et la vie quotidienne

Accueillir ses parents sous son toit paraît naturel dans beaucoup de cultures, et cela fonctionne souvent très bien. Mais anticipez les questions concrètes : espace, autonomie, transport lorsque la conduite devient difficile, isolement linguistique si vos parents ne parlent ni français ni anglais, accès à des services adaptés aux aînés.

Les organismes d'établissement offrent des programmes destinés aux aînés nouvellement arrivés, des cours de langue adaptés et des activités communautaires qui rompent l'isolement. C'est l'une des ressources les plus sous-utilisées, et je la décris dans les services aux nouveaux arrivants.

La suite : résidence permanente puis citoyenneté

Une fois résidents permanents, vos parents sont soumis à l'obligation de résidence de 730 jours sur toute période de 5 ans, et ils peuvent, s'ils le souhaitent, viser la citoyenneté avec la règle des 1 095 jours de présence physique. Un point qui rassure les familles : l'exigence de connaissance du Canada et de compétence linguistique ne vise que les demandeurs de 18 à 54 ans, ce qui dispense la plupart des parents et grands-parents du test et de la preuve de langue. J'ai détaillé ce parcours dans devenir citoyen canadien.

Foire aux questions

Le parrainage des parents est-il ouvert en 2026 ?

Non. Le programme des parents et grands-parents est suspendu en 2026 en vertu des Instructions ministérielles 89, et aucune nouvelle déclaration d'intérêt à parrainer n'est acceptée. La dernière prise d'admissions a eu lieu en 2025, en invitant des personnes ayant soumis leur déclaration d'intérêt en 2020. Les demandes déjà déposées continuent d'être traitées normalement. Aucune inscription anticipée n'existe, et personne ne peut vous réserver une place pour une future ouverture : toute offre en ce sens est frauduleuse. Surveillez la page officielle du programme, qui indique son état en temps réel.

Quel revenu faut-il pour parrainer ses parents ?

Le parrain doit atteindre le revenu minimal nécessaire, c'est-à-dire le seuil de faible revenu majoré de 30 %, pour chacune des trois années d'imposition consécutives précédant la demande, soit 2023, 2024 et 2025 pour une demande déposée en 2026. Le seuil dépend de la taille du ménage, qui inclut le parrain, ses personnes à charge, les personnes parrainées et les personnes à charge de ces dernières. IRCC vérifie ces revenus auprès de l'Agence du revenu du Canada à partir des avis de cotisation. Si une seule des trois années passe sous le seuil, la demande est inadmissible, quel que soit le revenu actuel.

Combien de temps dure l'engagement pour un parent ?

Vingt ans à compter de l'obtention de la résidence permanente par la personne parrainée, et dix ans si vous résidez au Québec. Pendant cette période, vous répondez de ses besoins fondamentaux et vous devez rembourser les prestations d'aide sociale qu'elle recevrait. L'engagement ne prend pas fin en cas de divorce, de perte d'emploi, de brouille familiale ou de déménagement. C'est la contrepartie la plus lourde du programme, et elle mérite une discussion familiale sérieuse avant la signature, y compris sur le scénario où votre situation financière se dégraderait.

Peut-on parrainer ses beaux-parents ?

Pas directement. Les parents de votre époux ou conjoint de fait ne peuvent pas être parrainés par vous : c'est à votre conjoint, s'il est citoyen canadien ou résident permanent, de les parrainer lorsque le programme est ouvert. En revanche, une demande de parrainage de vos propres parents peut inclure leur époux ou partenaire, leurs enfants à charge de moins de 22 ans non mariés et leurs personnes à charge de plus de 22 ans en situation de handicap. Cette inclusion élargit le périmètre familial, mais elle augmente aussi la taille du ménage retenue pour le calcul du revenu exigé.

Le super visa remplace-t-il le parrainage ?

Non, ce sont deux choses totalement distinctes, et les confondre est l'erreur la plus fréquente sur ce sujet. Le parrainage mène à la résidence permanente, avec un engagement de vingt ans et une exigence de revenu sur trois années. Le super visa est un visa de visiteur à entrées multiples, valide jusqu'à dix ans, autorisant des séjours allant jusqu'à cinq ans par entrée, avec une prolongation possible de deux ans, et il ne mène à aucun statut permanent. C'est une excellente solution pour vivre ensemble pendant la suspension du programme, mais il ne donne ni carte de résident permanent, ni accès à la citoyenneté.

Que faire si mon revenu a baissé une seule année ?

Malheureusement, la règle est mécanique : les trois années d'imposition précédant la demande doivent toutes atteindre le seuil. Une seule année en dessous rend la demande inadmissible, même si votre revenu actuel est largement suffisant. Deux stratégies existent. La première consiste à attendre que l'année déficitaire sorte de la fenêtre glissante de trois ans, ce qui suppose de bien choisir l'année de dépôt. La seconde, lorsque les conditions du programme le permettent, consiste à faire cosigner l'engagement par votre époux ou conjoint de fait afin d'ajouter son revenu. Vérifiez les modalités exactes sur la page officielle au moment de la réouverture.

Sources officielles

La page du gouvernement du Canada sur le parrainage des parents et grands-parents indique l'état du programme, les conditions et le revenu minimal nécessaire : https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/immigrer-canada/parrainer-membre-famille/parrainer-parents-grands-parents.html. Les instructions ministérielles, dont les Instructions ministérielles 89 qui encadrent la suspension, sont publiées sur le site du ministère. Les frais figurent sur la grille tarifaire officielle et les durées sur l'outil des délais. L'état d'un programme peut changer par une simple instruction : vérifiez toujours la page officielle avant d'engager une dépense ou de modifier votre projet familial.

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